Central African Republic’s Abortion Provisions
Central African Republic’s Abortion Provisions in French
LOI N°10.001 DU 06 JANVIER 2010
PORTANT CODE PENAL CENTRAFRICAIN
Art. 78
Quiconque, par aliments, breuvages, médicaments, manœuvres, violences ou par tout autre moyen, aura tenté de procurer ou provoquer l’avortement d’une femme enceinte ou supposée enceinte, qu’elle y ait consenti ou non, sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 200.000 à 2.000.000 de francs.
L’emprisonnement sera de cinq à dix ans et l’amende de 500.000 à 1.000.000 de francs s’il est établi que le coupable s’est livré habituellement aux actes visés au paragraphe précédent.
Sera puni d’un emprisonnement de six mois à deux ans et d’une amende de 100.002 à 1.000.000 de francs ou de l’une de ces deux peines seulement, la femme qui se sera procuré l’avortement à elle-même ou aura tenté de se le procurer, ou qui aura consenti à faire usage des moyens à elle indiqués ou administrés à cet effet.
Les médecins, personnels de santé, sages-femmes, chirurgiens, dentistes, pharmaciens, ainsi que les étudiants en médecine, les étudiants ou employés en pharmacie, herboristes, bandagistes, marchands d’instruments de chirurgie, infirmiers, infirmières, masseuses, qui auront indiqué, favorisé ou procuré les moyens de pratiquer l’avortement seront condamnés aux peines prévues aux paragraphes 1 et 2 du présent article.
La suspension pendant cinq ans au moins ou l’incapacité absolue de l’exercice de leur fonction sera, en outre, prononcée contre les coupables.
Quiconque contrevient à l’interdiction d’exercer sa profession prononcée en vertu du paragraphe précédent sera puni d’un emprisonnement de six mois à deux ans au plus et d’une amende de 1.000.000 de francs au plus, ou de l’une de ces deux peines seulement.
Art. 79
L’interruption thérapeutique de grossesse est admise sur avis d’un collège de médecins dans les cas spécifiquement énumérés ci-dessous :
- Lorsqu’il a été prouvé que l’enfant naîtra avec des malformations physiques ou mentales graves ou incurables ;
- Lorsque cette grossesse compromet gravement la vie de la mère ;
- Lorsque la conception a eu lieu par suite de viol, inceste ou lorsque la fille mineure enceinte se trouve dans un état de détresse grave.
Art. 80
L’interruption thérapeutique de grossesse ne peut être pratiquée qu’avant le délai de huit semaines. Cette interruption ne peut être pratiquée que par un médecin et dans un établissement hospitalier.
LOI N°06.005 DU 20 JUIN 2006
BANGAYASSI RELATIVE A LA SANTE DE REPRODUCTIO
CHAPITRE III, DE LA CONTRACEPTION, DE L’INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE,
DES DROITS DES PERSONNES ATTEINTES DES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES (IST) ET DU VIH/SIDA
Art. 23
La contraception comprend toutes méthodes approuvées, reconnues efficaces et sans danger.
Ces méthodes peuvent être modernes, traditionnelles ou populaires.
Toute la gamme des méthodes contraceptives légales doit être proposée et disponible.
Art. 24
Le droit de déterminer le nombre d’enfants et de fixer l’espacement de leur naissance confère à chaque individu la faculté de choisir, parmi toute la gamme de méthodes contraceptives efficaces et sans danger, celle qui lui convient.
Art. 25
L’interruption volontaire de grossesse ne doit, en aucun cas, être considérée comme une méthode contraceptive.
Elle ne peut être autorisée que dans les cas suivants, par des spécialistes, un collège de médecins ou, en cas de nécessité, par un médecin :
-
lorsque la poursuite de la grossesse met en danger la vie et la santé de la femme enceinte ;
-
lorsque l’enfant à naître présente une malformation d’une gravité particulière au moment du diagnostic ;
-
à la demande de la femme et sur décision de justice, lorsque la grossesse est la conséquence d’un viol ou d’une relation incestueuse.
Le collège de médecins ou le médecin est tenu de consigner sa décision dans un procès-verbal justifiant les raisons de celle-ci.
Art. 26
Dans le cas d’une grossesse résultant d’un viol ou d’une relation incestueuse, la demande d’interruption doit être faite dans un délai de deux mois et demi (2,5) à compter de la date du rapport délictueux.
Central African Republic’s Abortion Provisions in English
LAW N°10.001 OF JANUARY 6, 2010
RELATING TO THE CENTRAL AFRICAN PENAL CODE
Art. 78
Anyone who, by food, drink, medicines, procedures, violence, or by any other means, attempts to procure or induce the abortion of a woman who is pregnant or presumed pregnant, whether or not she has consented, shall be punished with imprisonment of one to five years and a fine of 200,000 to 2,000,000 francs.
Imprisonment shall be five to ten years and the fine 500,000 to 1,000,000 francs if it is established that the offender habitually engages in the acts referred to in the preceding paragraph.
A woman who procures an abortion for herself, or attempts to do so, or who consents to the use of means indicated or administered to her for that purpose, shall be punished with imprisonment of six months to two years and a fine of 100,002 to 1,000,000 francs, or with one of these two penalties only.
Doctors, health personnel, midwives, surgeons, dentists, pharmacists, as well as medical students, pharmacy students or employees, herbalists, bandagists, dealers of surgical instruments, nurses, male or female, and masseuses who have indicated, facilitated, or provided the means to perform an abortion shall be punished with the penalties provided in paragraphs 1 and 2 of this article.
In addition, suspension for at least five years or absolute incapacity to exercise their profession shall be ordered against the offenders.
Anyone who violates a prohibition on exercising their profession issued under the preceding paragraph shall be punished with imprisonment of six months to two years at most and a fine of up to 1,000,000 francs, or with one of these two penalties only.
Art. 79
Therapeutic termination of pregnancy is permitted on the advice of a panel of doctors in the specific cases listed below:
- When it has been proven that the child will be born with serious or incurable physical or mental malformations;
- When the pregnancy seriously endangers the life of the mother;
- When conception resulted from rape or incest, or when the pregnant minor girl finds herself in a state of severe distress.
Art. 80
Therapeutic termination of pregnancy may only be carried out before eight weeks of pregnancy. It may only be performed by a physician and in a hospital establishment.
LAW N°06.005 OF 20 JUNE 2006
BANGAYASSI ON REPRODUCTIVE HEALTH
CHAPTER III: ON CONTRACEPTION, VOLUNTARY TERMINATION OF PREGNANCY, AND THE RIGHTS OF PERSONS LIVING WITH SEXUALLY TRANSMITTED INFECTIONS (STIs) AND HIV/AIDS
Art. 23
Contraception includes all methods that are approved, recognized as effective, and safe.
These methods may be modern, traditional, or popular.
The full range of legal contraceptive methods must be offered and made available.
Art. 24
The right to determine the number of children and to set the spacing of their births grants each individual the ability to choose, from the full range of effective and safe contraceptive methods, the one that suits them best.
Art. 25
Voluntary termination of pregnancy must not, under any circumstances, be considered a method of contraception.
It may only be authorized in the following cases, by specialists, a panel of doctors, or, in cases of necessity, by a physician:
-
when continuing the pregnancy endangers the life or health of the pregnant woman;
-
when the unborn child presents a particularly severe malformation at the time of diagnosis;
-
at the request of the woman and by judicial decision, when the pregnancy is the result of rape or incest.
The panel of doctors or the physician is required to record their decision in an official report, stating the reasons for it.
Art. 26
In the case of a pregnancy resulting from rape or incest, the request for termination must be made within two and a half (2.5) months from the date of the criminal act.
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